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14/09/2008

"Alzheimer, ma mère et moi" Un témoignage parmi d'autres

Le récit commence doucement. On entre dans cette famille ordinaire , et pourtant, si spéciale. La mère "fantasque", le père effacé. Des gens simples qui n'ont pas une vie heureuse, seulement parce qu'ils ne savent pas trouver le bonheur. La fille (l'auteur) nous raconte ce qu'elle vit avec un grand détachement, on n'a pas l'impression que ça lui arrive , à elle. Et puis, on avance dans le récit comme avance la maladie. L'auteur REALISE ! elle réalise son impuissance, ses malheurs: avoir un fils autiste, un père qui vient de déceder, une mère à moitié folle. Pour couronner le tout, même le père de son enfant décède dans cette période. Elle se révolte contre la société qui ne sait pas s'occuper de ses vieux, cette société qui les traite plus mal que les chiens.

Je ne suis pas une fan de témoignages, mais celui-ci est poignant de par l'humilité de l'auteur. Qui aurait été capable de faire face à tant de malheurs, sans jamais baisser les bras et pleurnicher sur son sort ? On ne peut qu'admirer le courage de cette femme, elle est exceptionnelle. Quand je pense qu'en plus, elle est mon amie, je sais que j'ai fait le plus beau choix que la vie ne m'ait permis de faire. (Françoise, de Bruxelles)

"Alzheimer, ma mère et moi" m'a touchée, bouleversée et je crois que je l'ai lu bien trop vite, prise que j'étais par les personnages évoqués au travers de ce témoignage d'une maladie épouvantable qui atteint de plus en plus de monde. J'ai retrouvé toute la verve de Chantal, son humour, grinçant parfois, et son écriture qui a la patte d'une grande. Faire partager une histoire de vie pareille, sans jamais tomber dans le pathos, dans le miserabilisme est du grand art. Je me suis laissé emporter par ce bout de vie poignant, m'imaginant sans peine cette mère hors norme, cette Gigi (Gilberte, comme le nom de ma mère, quelle coïncidence !) qui sombre dans la folie, dans les marécages de la maladie d'Alzheimer, me faisant une image de ce père qui accepte tout et meurt avant d'avoir eu quelques années de paix...sans elle, émotionnée par ce fils touché lui aussi par la maladie psychique !
Bravo à l'auteur qui a su entraîner ses lecteurs dans les méandres du cerveau humain à travers un récit mené tambour battant. Bravo à la femme que tu es devenue, malgré tout, Chantal. Je souhaite longue longue vie à ton beau livre et des milliers de lecteurs. (Anne de Lausanne).

  • J'ai terminé ton livre Chantal qui ne laisse pas insensible, qui remue même énormément.
    Au début tu as une façon particulière de "poser" les faits comme pour mieux les comprendre. On te sent spectatrice, à la recherche d'une vérité, peut-être pour te protéger... Et puis au fur et à mesure du récit, tu t'impliques. De spectatrice, tu deviens désarmante de sincérité. Certaines répliques pourraient parfois choquer alors qu'elles sont révélatrices d'un grand courage.
    Je pense que ton livre peut aider beaucoup de personnes qui vivent le calvaire que tu as vécu.
    Heureusement que je te connais et que je sais qu'aujourd'hui tu as une vie épanouie sinon en refermant ce livre j'aurais mis des jours à m'en remettre face à tous les drames rencontrés.
    Je pense que ce livre t'a permis de faire le deuil d'une vie pas très rose mais c'est à ta grande force de caractère que tu dois ton salut, sinon comment endurer autant de coups durs ?
    J'ai été sincèrement touchée par ton histoire Chantal ! (L. Du Val d'Oise, France)

Chère Chantal, j'ai lu ton livre avec beaucoup d'émotion. Avec d'autant plus d'émotion évidemment qu'en ami, j'ai mesuré les épreuves que tu as endurées. C'est un témoignage poignant que devraient lire tous les gens qui ont la cinquantaine ou qui ont des parents âgés. Il y a tout au long de la lecture - agréable par ailleurs - matière à réflexions. C'est tout à fait pertinemment que tu soulignes combien paraissent voisines, par leurs symptômes,  les maladies comme l'autisme, l'Altzheimer, le Parkinson. Ton récit donne parfois froid dans le dos. Chacun peut mesurer ce qui l'attend éventuellement... Marcel (Ostende)

 

 

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